RéfutationContre Christianisme

Un chrétien triggé admet, Bible en main, que Jésus a un Dieu

Débat de rue : un orthodoxe énervé rétracte en direct sa preuve de la Trinité, puis lit Jean 20:17 à voix haute et reconnaît que celui qui a un Dieu ne peut pas être Dieu

4 min de lecture

DawahWise · 13 avril 2026 · ~35 min

Contexte

Lors d'un débat de rue, un chrétien orthodoxe s'approche d'un dāʿī musulman pour défendre la divinité de Jésus (paix sur lui) et la Trinité. La discussion passe par Marc 12:29, par la définition de Dieu est un, par une demande répétée de preuve scripturaire pour trois personnes en un être, et finit par un verset que le visiteur lit lui-même dans une Bible tenue par un passant. Le ton monte, le chrétien s'énerve, puis cède sur le point précis qu'il défendait.

Le plus grand commandement selon

Jésus lui-même Quel est le plus grand commandement d'après Jésus (paix sur lui)? Le visiteur propose aimer ton prochain. Correction immédiate: c'est le second. Le premier, c'est Marc 12:29, où Jésus cite le Shema de Deutéronome 6:4:

Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est un seul Seigneur.

Jésus le reprend mot pour mot. Tous les prophètes, de Moïse à Muhammad ﷺ, prêchent la même chose: l'unicité absolue de Dieu.

Dieu est un: deux lectures incompatibles

Le dāʿī demande ce que le visiteur comprend par Dieu est un. Il n'obtient que la répétition de la phrase. Il propose sa propre lecture: Allah est un, sans associé, sans égal, sans partie, et surtout pas plusieurs personnes. Le visiteur répond alors: une seule personnalité.

La faille s'ouvre aussitôt. Le Père n'a pas de personnalité humaine, Jésus en a une. Les personnalités ne sont donc pas identiques, elles ne sont pas co-égales. Le visiteur bascule vers le péché: Jésus est sans péché, nous sommes pécheurs. Le dāʿī recadre: la question n'est pas le péché, c'est la personnalité. Le mot venait du visiteur lui-même.

La demande qui fige la discussion

Où, dans la Bible, est-il écrit que Dieu est trois personnes en un seul être? Le visiteur propose le prologue de Jean: Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Même accepté tel quel, ce verset parle de deux entités, pas de trois. Il tente alors avant qu'Abraham fût, je suis. Aucune mention d'un troisième.

Pressé, il lâche: Disons que je ne peux pas le prouver. Je retire la réclamation. Quelques secondes plus tard, agacé, il se reprend: Je ne la retire pas, jamais. La contradiction est actée devant la caméra. Le visiteur s'énerve, change de sujet vers la crucifixion, les prophéties sur Ismaël, le Coran. Le dāʿī revient au point.

Jean 17:3: une seule personne, le Père

Le dāʿī pivote vers Jean 17:3:

La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.

Jésus prie le Père. Il l'appelle le seul vrai Dieu. Le mot seul est exclusif. Le Père, combien de personnes est-ce? Une. Jésus déclare donc que le seul vrai Dieu est une personne, le Père.

Le visiteur tente Jean 10:30. Le dāʿī répond par Jean 17:21-22: la même formule appliquée aux disciples, qu'ils soient un comme nous sommes un. Si un fait de Jésus Dieu, alors les disciples aussi. Le visiteur recule. Le dāʿī rappelle que la Trinité comme formule conciliaire n'est attestée qu'au concile de Constantinople en 381, et non chez les apôtres.

Le verset que le visiteur doit lire lui-même

Le dāʿī amène alors Jean 20:17, où Jésus parle à Marie Madeleine au matin de Pâques:

Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.

Le visiteur refuse d'abord. Il sort son téléphone, consulte une IA, paraphrase. Le dāʿī l'arrête: pas de paraphrase, le texte exact. Un passant ouvre une Nouvelle Version Internationale sur son téléphone. Le dāʿī demande au visiteur de lire le verset lui-même, à voix haute.

Les mots sortent de sa bouche: mon Dieu et votre Dieu. Quand Jésus dit mon Dieu, cela signifie-t-il qu'il a un Dieu? Le visiteur hésite: oui, d'après ce qu'il vient de lire.

Le dāʿī verrouille. Un peu plus tôt, il avait demandé: Dieu a-t-il un Dieu? Le visiteur avait répondu sans hésiter: non, jamais. Principe de base du monothéisme. La conséquence suit: si Dieu n'a pas de Dieu, et si Jésus a un Dieu, alors Jésus n'est pas Dieu.

Le visiteur cède: Oui, d'après la Bible, c'est ce qui est dit. Je ne veux pas être entêté sur cette base.

Ce qui ressort

  • La rétractation puis la reprise: le visiteur admet ne pas pouvoir prouver trois personnes en un être, puis se dédit.
  • Jean 17:3 isole le Père comme seul vrai Dieu, au singulier. Le mot seul ne tolère pas d'extension trinitaire.
  • Jean 20:17 rend la divinité de Jésus logiquement impossible si Dieu n'a pas de Dieu. Le visiteur reconnaît les deux prémisses.

Conclusion

Le visiteur s'était présenté agressif, prêt à éduquer un musulman sur sa propre Bible. Il quitte la discussion en ayant lui-même lu à voix haute le verset qui démonte sa position. Il ne se convertit pas. Mais sur le point précis qu'il défendait, la divinité de Jésus, il reconnaît que sa propre Écriture contient des paroles incompatibles avec cette doctrine. Le Coran l'énonce depuis quatorze siècles:

Soyez des adorateurs de Dieu, car vous enseignez le Livre et vous l'étudiez.Coran 3:79

Le mot muslim désigne celui qui se soumet à un Dieu plus haut que lui. Jésus, en disant mon Dieu, se déclare serviteur de l'Unique.

L'échange original

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DawahWise · 13 avril 2026 · ~35 min

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