Les anges, dans la tradition islamique, n'ont pas de libre arbitre comme les humains. Le Coran précise :
ils ne désobéissent pas à Allah en ce qu'Il leur ordonne, et ils font ce qui leur est commandé
(66:6). Ils sont créés dans l'obéissance totale, leur nature ne leur laisse pas le choix de refuser. Les véritables exemples du libre arbitre face à l'évidence directe sont Iblis (qui était un djinn, non un ange, vivant parmi les anges selon le
Coran 18:50 et Pharaon. Tous deux dotés d'un libre arbitre, tous deux confrontés à des signes directs (Iblis à l'ordre divin de se prosterner, Pharaon aux signes envoyés par Allah), tous deux ayant refusé. Leur cas montre ce que l'article posait : la vision directe n'élimine pas le choix, elle déplace seulement le problème. Si face à l'évidence immédiate certains doués de libre arbitre refusent, alors la dissimulation partielle n'est pas ce qui empêche la foi, c'est le cœur qui peut toujours choisir.